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Prose, 2

28 mai 2008 11:11 | Seul | 0 commentaire

 

              J’ai faim ; c’est bête mais c’est comme ça, pas mangé depuis quelques heures seulement, mais quand même faim. J’aurais put acheter à manger sur le chemin, mais j’ai préféré des cigarettes, pourtant, cela ne se mange pas. Les cigarettes. J’ai soif aussi ; les cigarettes ne se boivent pas non plus. J’ai envie de fumer, mais j’ai acheté un billet de train. C’est bien ; le train. Mais j’ai acheté des cigarettes, car j’avais faim, et maintenant j’ai envie de fumer, mais dans le train, on ne fume pas ; par contre, on peut manger et boire.

J’aurais put partir à pied, mais, c’est loin ; où je vais. Pourtant, si j’y allais à pied, je pourrai manger, boire, et même fumer en même temps. Si j’en suis capable. Je suis fatigué, je ne peux pas marcher, alors je prends le train, où je peux boire et manger, mais pas fumer. Je n’ai toujours rien à manger. Je peux manger, et boire, mais je n’ai rien pour faire cela, à par moi-même et les autres.

Les autres, ils sont là, je suis dans un train, donc je ne suis pas seul. Ils ne savent pas que j’ai faim, ils ne savent pas non plus que je n’ai pas de nourriture. Ils savent peut être que j’ai envie de les manger, ils le voient peut être dans mon visage. Je n’ai jamais mangé un humain, quel gout ça à ? Et je n’ai jamais bu un humain, c’est comment ? Je vais aller voir une des personnes, et je vais lui demander de me donner son petit orteil. Il a jamais servit à rien de toute façon.

Je suis seul, je suis avec les personnes du train mais je ne suis plus avec eux. Ils sont avec moi. J’ai toujours faim, et soif, et encore plus envie de fumer, je suis toujours dans le train, seul. Mon ventre me fait mal, l’estomac se tord, j’ai toujours faim, je veux manger, je veux, je veux. Maintenant, je ne tiens…

        …qu’une main.


Prose, 3

28 mai 2008 11:13 | Seul | 0 commentaire

 


Mon If


J’avance je recule mais j’avance quand même. J’avance car un  pas après l’autre, je pars, en courant sur l’autre. Mais je recule parce que je par en moi-même, en courant dans mon être. Alors, j’essaye d’avancer, je marche sans me brider, mais parfois je m’aperçois.

Alors, je vais dans ce quartier seul, libre, mais, enfermé dans les idées. Alors là, j’aime à pleurer, toujours au même endroit. Il est sacré. J’ai du bien pleuré pendent des années. Alors, j’y retourne, et je vois qu’un arbre à poussé. Un saule, mais, pleure-t-il ? Si… Non, Si…

Je reviens plus tard, il à encore poussé, je vois ses feuilles. J’ai faim. Elles me font envie, c’est malsain, c’est… sale. J’ai honte de moi. J’en mange une, une seule, puis deux. Deux seules puis trois. Deux ensembles puis quartes. Je finis par la penta. Gone.

Je suis sur le sol, je vomis encore une fois. Je suis sur le vomis, je me fonds encore plus au sol. Je sens les feuilles se frayer un chemin, et les oiseaux se servir de moi. J’arrive au sein de leur intimité, je suis cette intimité.

..

.

Je suis dans le ventre. Je suis en son sein. Je ne suis qu’un élément.

Je suis dans la terre, je suis en son sein, je ne suis qu’un élément.

Je suis dans le sac, je suis en son sein. Je ne suis qu’un élément.

Je sue, en mon sein. Je ne suis qu’un élément.

Un électron, pleins d’électrons.

Libres.